Noter ce qui nous arrive ,

évoquer ce qui vient, est venu

dont nous avons tenu compte,

peut-être pour ne pas perdre tout à fait

cette modeste collection d’éclaircies,

la retenir.

***

N’oubliez pas que le quotidien mérite un travail de langage — comme tout poème — et qu’il est la préparation, le nid du poétique. Nous sommes dans le jour, sa lumière, puis dans la main du jour, c’est-à-dire dans l’amitié du temps et du lieu ou dans le mystère, l’angoisse, la question – ce qui est aussi le mouvement de l’esprit, la quête, la perte, le retour, etc., etc.

Gaston PUEL

Josette Ségura

LES ÉCLAIRCIES

Poèmes

En couverture : aquarelle de Catherine Sourdillon

ISBN 978-2-35328-145-9 ; 12,00 EUR

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Revue de presse :

Dans sa "modeste collection dclaircies", Josette Segura a pris un soin particulier à noter ce qui survient d'imperceptible et d'inattendu, à "noter pour que quelque chose reste, se dépose". C'est parce que "les mots nous entraînent où ils veulent" qu'il faut redoubler de vigilance en s'efforçant de demeurer dans la lumière du jour, ne pas se laisser absorber par "la forêt de nos ombres". On retrouve dans ce beau livre une évidente filiation avec l'œuvre de Gaston Puel en tant qu'allié substantiel. Au jour le jour, au gré des sorties, les découvertes se précisent et s'affinent ; des lieux sont évoqués, nommés, des lieux à lcart des circuits touristiques, des lieux habités par une invisible présence : forêt des Landes, halle de Thil, col du Tourmalet ou paysage des Baronnies. Là, comme partout, pour qui sait voir, "la journée est simple et belle" et il faut "continuer sur notre chemin" aux antipodes du monde trépidant qui nous est imposé. Il devient urgent de réapprendre la patience et la lenteur quand "la pensée nous aide à toucher la lumière" et que l'émotion "nous rend à nous-mêmes, nous arrache à l'état de possédés". Etre à l'écoute des autres, c'est ce que fait Josette Segura car "quand quelqu'un a parlé juste /comment ne pas entendre". Alors, nous-aussi, écoutons-la et lisons-la.

Georges Cathalo

in Revue Texture (http://revue-texture.fr/spip.php?article625)

* * *

Depuis longtemps, la poésie dite « du quotidien » s’écrit et se diffuse, avec ses qualités et ses défauts. J’ai tendance à être surtout irrité par ses nombreux défauts : facilité, platitude, tics de langage, etc. Mais il est des exceptions remarquables, le nouveau livre de Josette Ségura en est une, à l’évidence.

Josette Ségura dédie ce livre à Gaston Puel, récemment disparu, qui lui écrivait : « N’oubliez pas que le quotidien mérite un travail de langage –comme tout poème- et qu’il est la préparation, le nid du poétique. » Dans la main du jour réussit parfaitement à nous charmer, parce que ce « travail de langage » a eu lieu, opéré par un vrai poète, comme il en est peu.

Réussite totale, parce que Josette Ségura sait voir ce qui pourrait paraître à bien d’autres pauvre et banal, voir dans la belle clarté de l’invisible. Chaque rencontre, chaque marche dans la nature, chaque heure de rêverie dans un paysage aimé, sont occasions pour elle d’émerveillements, et d’actions de grâce. « Une journée faite de trois fois rien » se révèle alors une aubaine inestimable, Et l’écriture poétique dit cette aubaine d’une manière si juste, si généreusement proche du lecteur, que l’on se sent choisi pour recevoir un trésor.

Après le plateau,

nous voilà sur la route des Baronnies,

l’ensoleillement est tel,

la douceur de l’air,

qu’une trêve est offerte,

nous marchons dans la beauté…

On s’imagine alors marcher avec le poète, s’asseoir avec elle à la table de l’auberge, noter la sensation fugitive, pour ne pas la perdre, pour en faire un poème qui circulera comme un message d’amour. Car « tout est à noter / sur le sable de quelques feuillets. »

noter pour que quelque chose reste, se dépose,

les mots nous entraînent où ils veulent,

c’est de la vie encore,

désencombrée, nettoyée,

qu’un autre recevra un jour.

On ne saurait mieux expliquer le miracle de la poésie : la vie passée au filtre serré de la sensibilité et de l’art du langage, devenue plus pure et plus claire, communiquée au lecteur dans un moment rare, précieux, de véritable « communion ».

Et lorsque Josette Ségura dit « je », c’est comme si elle nous confiait à l’oreille et au cœur quelque chose de ce qui la fait vivre, aimer et espérer.

Il y eut un silence particulier,

le ciel se couvrait au-dessus des monts,

ça allait sans doute tourner à l’orage,

le vent rafraîchissait,

je regardais la montagne que nous allions quitter,

des genêts dévalaient la pente,

je sentis comme un accompagnement soudain.

Ainsi Dans la main du jour témoigne de la construction intérieure de son auteur, qui ne cesse d’avancer dans ce paysage spirituel où elle se sent invinciblement appelée.

Gérard Bocholier (Chronique du veilleur )

* * *

> Terre de femmes

Josette Ségura

DANS LA MAIN DU JOUR

Poèmes

En couverture : huile sur papier de Christine Fort

ISBN 978-2-35328-120-6 ;

14,00 EUR

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C’est bien la lumière en effet que recherche et recueille Josette Ségura : elle se marie heureusement avec le silence ou le chuchotis du monde qu’elle visite, un monde modeste et pourtant inépuisable. Le poète y perçoit la présence de l’invisible qui circule des vivants aux morts, des morts aux vivants.

Gérard Bocholier

Ton poème tend sa lumière, son vent,

une fenêtre s’ouvre,

il y a de l’herbe, des fleurs, des enfants,

on reconnaît la campagne,

c’est l’un de ces printemps qui trouble l’après l’hiver, l’obscurité,

peut-être parce qu’on peut enfin toucher la lumière, s’y abreuver

comme en montagne après avoir marché,

la fatigue dépouillant de tout ce qui entrave l’âme, le repos.

Revue de presse :

Josette Ségura ou la poétique du dépouillement

Et nulle part le monde ne sera, si ce n’est intérieur (R.-M. Rilke)

Dans Les Eclaircies, Josette Ségura a su recueillir les plus beaux fruits de sa vigne, ces grappes patientes, mûries au soleil, et qui ont surmonté les averses et le gel. Les « éclaircies » s’énoncent alors comme autant de chants de louange à la beauté, à la fécondité de cette vie donnée et reçue. « On y voit la Garonne, un arbre, un escalier, / des ruines sur une île, une femme de dos ». Mais on ne les voit pas avec des yeux blasés ou absents, mais avec ce regard attentif et aimant, ce regard transfiguré par la poète qui nous réapprend à goûter la présence des êtres depuis cette source cachée en un fond qu’innerve la poésie. C’est pourquoi nous pouvons dire que les poèmes de Josette Ségura ont cet accent franciscain qui allie à l’émerveillement la conscience d’une nature vivante, l’ouverture à l’inouï d’une présence toujours étonnante dès lors que nous la regardons avec un regard d’enfant, « dans le vitrail d’un jour ». Car la poète a laissé place à la fleur, à l’abeille, à la petite fille. Elle n’a rien refermé, mais a ouvert le chant de poésie comme une « lumière qui grandit dans la nuit ». Ce cantique des « éclaircies » nous fait alors entendre les vibrations de la vie comme la corde d’un violoncelle : il nous invite à revenir au plus intime, et depuis ce fond, à regarder le monde s’épanouir à la lumière des saisons, à entrer dans une suite pour violoncelle de Bach, en s’approfondissant jusqu’au silence, jusqu’à l’écoute mystique. Nous vibrons ainsi à l’unisson de cette suite dont les notes, comme autant d’éclaircies, nous dépouillent de nos affairements et de nos bruits, nous font rejoindre le chant de la terre. Le sacré ne s’inscrit plus dans un au-delà ou un paradis perdu, mais dans l’instant présent, dans cette anémone qui s’ouvre ou cette petite fille qui rit : il s’érige comme un chant de poésie précaire où tout ce qui est aimé est regardé, où la vie est vécue comme un miracle dans le quotidien des rencontres. Le plus banal, ce devant quoi nous passions avant, est alors rendu à une lumière intérieure, à une présence qui nous destitue de toute emprise, de toute volonté d’accaparement, nous dépouillant ainsi de notre égocentrisme et de notre orgueil. Car rien n’est ici expliqué, analysé. Tout est reçu, chanté, acquiescé en un « oui » dégrevé des pesanteurs mentales, et ce bouquet de vie devient une sonate, « comme une invitation au bonheur fait de peu de choses ». La poétique du dépouillement est alors celle du vivre qui « paraît soudain si simple » : une poétique qui ne prend rien, qui ne demande rien, mais qui devient prière de ne rien demander – prière dépouillée de tout pourquoi, dans le pur élan de grâce d’une lumière rappelée comme on retrouve le temps perdu : « oui, le rire de cette amie revue en rêve / qui court dans l’herbe de son jardin en robe rouge ».

En ces « éclaircies », nous sommes requis en un monde du silence, du geste, de l’amour. La poète nous y conduit comme aux confins d’une contrée trop souvent délaissée par nous. Si nous prenons le temps de goûter ces « éclaircies », de nous laisser inonder par leur lumière, nous écouterons « les abeilles chuchoter sur le romarin », contemplerons les « pâquerettes parées d’humilité ». Nous deviendrons alors attentifs aux petits riens, aux « cartes posées sur la table du jour / comme des petites fenêtres pour la lumière ». Et de ces fenêtres mêmes, nous verrons tout un monde s’épanouir, le monde même que nous habitons et que nous ne savions plus regarder. Le dépouillement est alors une condition de l’attention : nous délester du poids de nos représentations, c’est redevenir enfant, c’est être ce « pauvre en esprit » des Béatitudes. Dans cette pauvreté et par elle, nous sommes alors rendus capables de retrouver la beauté précaire des petits riens, d’entrer en échange avec « le rouge-gorge sur la tonnelle », celui qui « ne s’en va pas » parce qu’ « il espère », espère que la poète ne fermera pas les volets, espère entrer en harmonie avec la musique des vers, et retrouver en eux l’incarnat de sa gorge qui se gonfle à chaque trille. La poésie est une grâce dès lors qu’elle nous fait participer de ce grand chœur, de ce « ciel de Pâques ». C’est cette terre, ce présent des jours et des nuits, que Josette Ségura nous fait revivre avec la sensibilité à fleur de peau qui la caractérise. Et nous prenons un bain de lumière comme ce bain de jouvence qui ressuscite au cœur d’enfant, au regard vierge, libéré des scories de nos peurs et de nos fuites. La lumière d’un matin de Pâques pénètre dans la chambre et nous permet de l’habiter avec un corps et un esprit neufs, avec ce souffle nouveau-né qui est comme un retour au simple. Alors « tout est simple, nous pouvons parler ou / nous taire comme la brise / sur le romarin où chuchotent les abeilles, / il me semble qu’il n’a jamais été aussi bleu ». Quelle merveille de partager cette expérience sensible avec la poète, de nous laisser habiter par ce bleu, de le retrouver tout au fond de notre cœur où nous l’avions délaissé. Nous ouvrons alors les routes possibles d’un voyage. Mais partir n’est pas quitter le pays, mais peut-être mieux y habiter. Quitter le rivage des peurs, des a priori, des concepts, c’est retrouver la langue poétique dans sa force originelle, cette langue qui pénètre l’en-dedans des choses pour en donner au simple son éclat : langue précaire, elle fait du poète un voyageur du très bas – cette terre natale que le très haut traverse.

Tout le génie poétique de Josette Ségura réside alors en une invitation au voyage – l’invitation patiente et discrète dans l’ici-bas précaire des êtres et des choses, là où l’on revient sur ses pas « pour mieux placer le pot de chrysanthèmes », là où l’on reçoit « ce cadeau » : « l’intérieur d’une église romane / lumineuse malgré l’étroitesse des ouvertures ». C’est dans la lumière sensible que nous goûtons une lumière spirituelle – cette lumière intérieure qui est un souffle de vie divine. Mais ici, il n’est pas question de parler de Dieu avec des mots convenus ou des formules théologiques, mais de se laisser émerveiller par tout ce qui existe, de rendre grâce pour la vie reçue. Ces moments de partage, d’agapè, sont présentés par Josette Ségura comme des offrandes sur la route. Et il nous appartient d’y répondre, de dire « oui » à « l’océan proche dans le ciel », à sa « luminosité », de « recevoir de la beauté / comme dans le petit port d’Auvillar », de flotter « sous un dôme de feuilles vertes ». Et dans ce « oui » nous serons élevés aux dimensions du monde, nous visiterons le monde, ses couleurs avec un regard ravi dans les profondeurs de l’être où l’on entend « la voix de fin silence », cette voix qui nous rassemble dans le poème, celle qui, pareille aux « ponts fleuris de géraniums » forme l’enjambement de la lumière.

Les éclaircies de Josette Ségura s’éprouvent alors comme un appel de la lumière elle-même qui ne demande qu’à être reçue en nos cœurs, à s’y blottir comme en un puits secrets. Là, dans ce creux matricielle, la « Vierge à l’Enfant » qui semblait « fatiguée retrouve sa vitalité même en ce sourire de petite fille qui est sa lumière. Les éclats de lumière, ses rais, ses jaillissements ou ses entrées sont alors autant de modes de sa présence qui se décline au quotidien. Il nous revient de ne pas fermer les volets. Car la lumière c’est la présence à soi comme à l’autre, cet autre qui frappe à l’autre, qui est là « avec ses difficultés, ses occupations, ses limites ». Il y a des « averses », de la « grêle », certes. Mais Josette Ségura nous le dit : « on cueille les grappes ». Et pour les cueillir, il faut les voir, ne pas passer à côté. En cette attention chacun de nous est requis. C’est cela que la poésie nous dit au fond, dans chaque grand poème : éveillez-vous, vous qui dormez, et marchez sur terre en hommes de lumière, présents à sou-mêmes comme au prochain. Aussi, devons-nous passer par un dépouillement de l’ego, redevenir enfants, avec cette lucidité qui est la blessure la plus proche du soleil, « un signe du possible ».

Au-delà du poème, avec le poème, les limites sont poreuses. Et nous ne devenons les hôtes de ce monde que si nous sommes assez clairvoyants, frémissants, semblables à ces mots que le poème a rendus complices, délivrés de notre opacité, sans rien posséder, sans ménager nos forces, dans l’insouciance du temps. La parole hospitalière est en son fond patiente, humble. Mais sa patience n’est pas passivité, elle signifie l’être en éveil, cette vigile du cœur concentré en l’espace intérieur : alors la parole se laisse parler par la poésie qui la précède et la nourrit. Et toujours le poète est en travail d’enfantement – car il n’est poète qu’en ce qu’il se laisse lui-même et laisse la poésie le déborder, dire le poème lui-même à mesure d’enfance : « On entend une petite fille chanter dans son jardin, / il fait frais, nous avons mis nos vestes, / les feuilles commencent à jaunir et l’herbe de la combe est très verte, / l’abbatiale / comme le frappé d’une parole juste. »

Acceptant de se décentrer, la parole poétique, rendue à l’enfance, se fait parole discrète, s’ouvrant à l’altérité. La voix intérieure s’énonce par une altération de l’intime constitutive de l’intériorité véritable. Écouter, c’est être au plus intime de soi ouvert à l’autre et par lui transformé, en permanence et par surprise, c’est être capable de teindre les mots et les voix proches de lointains qui appartiennent à l’innommé : « jusqu’au bout, la vie ici, / sa maison, ses poèmes, les amis, / le chemin d’encre qui le dépouilla ».

L’intimité n’est ici ni refuge ni abri, mais lieu d’une exposition plus grande, lieu d’une blessure – espace intérieur où la ferveur se mêle aux larmes – parole qui ose se décentrer en une obéissance qui écoute les grands pas de la rumeur que fait la vie. Il appartient donc à cette parole de ne pas savoir parler. Dans son aveu de nescience, elle s’ouvre au milieu du silence, à l’abîme. Elle se reçoit de cette blessure même qui fonde son essentielle précarité : « la pluie arrivait de l’ouest, / sa voix rocailleuse cachait l’occitan dans le français, / il livrait les œufs, sourire aux lèvres ».

Si le poète ne parle que depuis la source qu’il n’est pas lui-même, cette source le requiert en sa voix humaine qui, pour autant qu’elle se retire elle-même, laisse passer l’autre voix – voix revêtue d’un timbre de lumière : « C’était ça l’enjeu, / s’aérer, sortir du village / mais aussi glaner, butiner, recueillir pour écrire, / moments ajoutés à des moments comme de l’eau à de l’eau, / un ruisseau ». Nous ne créons que dans la rencontre, nous faisons advenir. La tâche aura été menée à bien quand nous nous serons rendus le plus loin qu’il était permis à l’avant du poème, quand nous laisserons place à ce qui n’est plus à nous, comme un enfant qui sera nous en étant davantage que nous, la voix profonde épanouie, « le ruisseau de la vie qui chuchote à travers les obstacles ». Celui qui sait écouter la voix inouïe qui habite ces vers de Josette Ségura, celui qui sait regarder, avec le troisième œil, l’éclat de leur lumière, la densité discrète de leur souffle, s’étonnera avec joie de cette enfance retrouvée, détournée de tout rêve et de toute image édulcorée : une enfance capable d’habiter la précarité, une enfance qui la transforme sans la fuir, qui ne s’échappe dans nul arrière-monde, mais révèle, dans l’éclat de son rire, la lumière de ce monde comme une main tendue : « Ton poème tend sa lumière, son vent, / une fenêtre s’ouvre, / il y a de l’herbe, des fleurs, des enfants ».Isabelle Raviolo (Juillet 201

ÉDITINTER ÉDITIONS

Josette Ségura

JOURS AVEC

Poèmes

En couverture : acrylique sur papier de Lucien Ségura

ISBN 978-2-35328-166-4 ;

12,00 EUR

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Josette Ségura sait voir ce qui pourrait paraître à bien d’autres pauvre et banal, voir dans la belle clarté de l’invisible. Chaque rencontre, chaque marche dans la nature, chaque heure de rêverie dans un paysage aimé, sont des occasions pour elle d’émerveillements et d’actions de grâce. « Une journée faite de trois fois rien » se révèle alors une aubaine inestimable. Et l’écriture poétique dit cette aubaine d’une manière si juste, si généreusement proche du lecteur, que l’on se sent choisi pour recevoir un trésor.

Gérard Bocholier

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