« Georges Drano poursuit une démarche toute personnelle où il tente d’occuper une lisière du monde, d’en saisir, à la fois au travers et au-delà des mots, et fût-ce en « négatif », un versant de réalité… Il « donne la parole » tant à son lecteur qu’aux choses qui l’environnent, et tant à leur présence qu’à leur solitude, à l’inconnu qu’elles recèlent, récepteur à la fine écoute en même temps qu’émetteur à la voix juste, brève et fidèle… »

André Doms (L’Arbre à paroles)

« Dans la poésie de Georges Drano, par une fusion entre la parole et la terre, les mots, eux aussi, dans leur mouvance conduisent le poète à poursuivre son chemin dans un pays jamais conquis, jamais atteint. Comment ne pas admettre que chez lui, écrire c’est gagner la parole et la réalité dans un même élan. »

Max Alhau (À Contre Silence

Georges Drano

À JAMAIS LE LAC

Poèmes

ISBN 978-2-35328-069-8

13,20 EUR

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Dans tous ses recueils Georges Drano interroge les ancrages, les appuis de notre présence au monde : en témoignent des titres tels que La maison conduit à la terre ou Salut talus. Meuble ou solide, la terre est souvent le premier élément convoqué pour donner à l’homme debout dans son temps et son espace ses fortes racines ; un homme immergé dans le monde concret pour trouver en lui son accomplissement. Et cette immersion, chez Drano, va souvent jusqu’à l’osmose être / monde…

L’écriture bien particulière de Drano, à la fois rugueuse et tendre, nous conduit aux cheminements intérieurs vers les plus profondes fondations de l’expérience. Cette poésie maintient en vie envers et contre tout.

Jean-François Mathé

Georges Drano

Né en 1936 à Redon, il a vécu et travaillé en Bretagne jusqu’en 1993, il réside actuellement à Frontignan dans l’Hérault.

Avec l’association « Humanisme & Culture » il organise des lectures-rencontres avec des poètes. Après avoir appartenu à l’équipe des animateurs du festival des Voix de la Méditerranée à Lodève jusqu’en 2009, il poursuit l’aventure du festival des Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée à Sète depuis l’été 2010.

Il a effectué de nombreuses missions humanitaires et culturelles au Burkina Faso dans le cadre de l’aide au développement.

Parmi ses publications les plus récentes Premier soleil sur les buissons (Rougerie), À jamais le lac (editinter), Le chant des fidèles (La Porte).

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Quels rapports entretenons-nous avec la Terre ? Quels sont les pouvoirs de la parole ? Ceux de la peinture ? A toutes ces questions existentielles Georges Drano s’efforce de répondre dans ces poèmes tant en vers qu’en prose.

 

La Terre, pour le poète, c’est avant tout ce lieu où le poids des traditions permet de prolonger une histoire, de faire surgir du passé des scènes intemporelles. De là des tableaux qui s’imposent par leur force, ainsi des paysans d’autrefois et de toujours : « Ils étreignaient une terre qui consumait sa dot de fumures et de graines, mais l’humeur même des bêtes au labour pèserait sur l’avenir. Et le temps. Et le secours des premiers nuages. »


Au fur et à mesure que l’on pénètre dans la poésie de Georges Drano, ce sont des visions qui s’imposent toujours en rapport avec les hommes, avec la parole donnée et son pouvoir. Des visions terrestres qui soulignent la permanence des choses, des êtres, la fusion avec la terre : « L’homme se penche sur la terre / avec des gestes anciens / et il n ’existe aucune équivoque / entre le cri froid d’une lame tranchante / et la rumeur chaude des blés. »


Aussi, çà et là Georges Drano sait-il s’attacher à telle ou telle représentation, à telle scène qui parfois se réfère à un passé légendaire ou à une réalité souvent violente, ainsi de ce portrait du chasseur : « Ce qu’il dit dans son bonheur hilarant nous glace, et le récit de ses exploits conduit sa lèvre au tremblement. » Mais ces scènes, ces tableaux ne cessent d’affirmer la prééminence de l’homme, sa solidarité avec les éléments, avec la Terre et c’est une sorte d’entente fraternelle qui s’établit alors entre l’être et la matière.


Dans la dernière partie : « Le vaste atelier », Georges Drano examine les liens entre la peinture et le monde. Ces poèmes en prose, d’une facture plus abstraite, servent de lien avec ce qui précède et le glissement des couleurs vers la réalité s’opère par le biais des mots nimbés de clarté : « Un passage nous éclaire – l’impatiente blancheur transparente – lumière hasardeuse où notre souffle revient au seul jour de la toile. ».


Dans « Tant que Terre » à l’écriture bien charpentée, Georges Drano en appelle à la Terre, à ses habitants eux-mêmes détenteurs de leur passé, de leur avenir. Les poèmes, comme autant de scènes vues, s’imposent par leur force suggestive, leur claire vision de notre monde. Max Alhau

Lire aussi :

Portrait de Georges Drano

Georges Drano

TANT QUE LA TERRE

Poèmes

ISBN 978-2-35328-105-3

14,00 EUR

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ÉDITINTER ÉDITIONS

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