Ilarie Voronca se distingua très tôt, dès 1923, en publiant, à Bucarest, Restristi, son premier recueil de poèmes, illustré par Victor Brauner. L’année suivante, il s’affirma comme l’un des principaux animateurs de l’avant-garde artistique roumaine, en créant, toujours avec Victor Brauner, 75 HP. Cette revue, désormais mythique, étonne encore de nos jours par ses audaces typographiques et graphiques, mais surtout par l’invention des principes de la Pictopoésie. Devenu une figure phare du constructivisme roumain, Voronca collabora aux principales revues de Bucarest. Influencé par Dada, dans un premier temps, Voronca aspira rapidement à la synthèse et se fit le théoricien de l’intégralisme. En 1933, il s’installa avec Colomba, son épouse, à Paris. En France, il n’est plus le chantre individuel, son moi s’épanouit dans toutes les voix : Je veux me mêler à cette foule. Je partage sa vie. Voronca devient le poète anonyme, de la foule et toujours le visionnaire de l’invisible. Mais l’apparente eupho-rie qui émanait de la création comme de la personnalité de Voronca cachait bien mal l’angoisse qui le rongeait souterraine-ment. C’est ce poète hors-norme et terriblement actuel, infini-ment plus complexe, plus original que la légende sympathique, mais très réductrice, dont on l’entoure, que l’essai de Christophe Dauphin, qui fait date, s’attèle pour la première fois, à restituer dans toute sa dimension.

Poète, essayiste, critique littéraire, Christophe Dauphin (né le 7 août 1968, à Nonancourt, dans l’Eure), est directeur de la revue Les Hommes sans Épaules. Il est l’auteur de quinze livres et plaquettes de poèmes, dont Totems aux yeux de rasoir et L’Homme est une île ancrée dans ses émotions. Nous lui devons également neuf essais, notamment sur James Douglas Morrison et la contre-culture, Jean Breton et la poésie pour vivre, Paul Verlaine et la décadence, Sarane Alexandrian et le surréalisme de l’après-guerre, Marc Patin et le surréalisme sous l’Occupation, Lucien Coutaud et la peinture éroticomagique, Jacques Hérold et le surréalisme ou sur Henri Rode. Il est enfin l’auteur de deux anthologies de référence : Les Riverains du feu, une anthologie émotiviste de la poésie francophone contemporaine et Riverains des falaises, une anthologie de la normandité, soit des poètes en Normandie du XIe siècle à nos jours.

Christophe Dauphin

ILARIE VORONCA

LE POÈTE INTÉGRAL

Essai

ISBN 978-2-35328-070-4

25,00 EUR

350 p. ; 21 x 14 cm

IlarieVoronca
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Christophe Dauphin & Anna Tüskés

LES ORPHÉES DU DANUBE

Jean Rousselot, Gyula Illyés et Ladislas Gara

suivi de Lettres à Gyula Illyés par Jean Rousselot

ISBN 978-2-35328-150-3

25,00 EUR

460 pages

LesOrphees
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Avec Ladislas Gara et Gyula Illyés, deux formidables passeurs de poésie tout comme lui, Jean Rousselot a formé au début des années cinquante un trio d’exception qui s’est donné comme but de faire connaître la poésie hongroise en France. Rien de pareil n’avait jamais été entrepris. Les projets se multiplièrent et mobilisèrent au gré des projets, une bonne cinquantaine de poètes et d’écrivains français ; au premier chef : Jean Rousselot. Cet aspect de sa vie et de son travail n’a jamais été abordé. Le projet des Orphées du Danube, est de remédier à cette carence. Il ne s’agit pas d’un manuel d’histoire littéraire, mais d’un livre de poésie que traversent les affres de l’Histoire. Tous les poètes dont il est question ici, ont toujours vécu intensément avant d’écrire. De Petőfi à Illyés, en passant par Rousselot ou József, ils ne furent pas que les témoins de leur temps, mais des acteurs ; et leurs voix portent toujours autant au début de ce xxie siècle. Les Orphées du Danube n’est pas non plus un livre réservé aux initiés. Il entend s’adresser à tous. À ce titre, nous n’avons pas cru inopportun d’apporter quelques repères et précisions sur la réception des poètes hongrois en France ; sur les relations culturelles franco-hongroises, comme sur l’Histoire de la Hongrie, et ce, de manière à mieux revenir sur la relation de Jean Rousselot avec la poésie magyare ; poèmes à l’appui, tout au long de ce livre, dont la deuxième partie est consacrée au fruit d’une longue amitié de vingt-sept ans, de 1956 à 1983, soit à la correspondance inédite de Jean Rousselot avec Gyula Illyés.

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