Dans notre société, où l'on cherche à tout maîtriser par la gestion et la rationalité, tout semble bloqué, il n'y a plus de jeu dans les rouages des conduites humaines.

Or le jeu donne de la vie : jeu des situations, jeu du langage. L'aléa contribue à créer de l'inattendu, du vivant.

Ainsi vont vont vont ces petites historiettes, farfelues ou tragiques...

Guy Chaty

DANS LE JEU LA VIE

Collection Côté courts

ISBN 978-2-35328-148-0

15,00 EUR

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Guy Chaty publie depuis 1977 poèmes, nouvelles, récits, théâtre, essais, chroniques, notes de lecture. On le trouve dans de nombreuses revues, dix-sept ouvrages, nombre d'anthologies, colloques et sites (en particulier, http://guychaty.free.fr).

Il est membre de la Direction de rédaction collective de la revue Poésie/première, et des comités de lecture des revues Interventions à haute voix et Poésie sur Seine.

DESMOTS

Guy Chaty

DES MOTS POUR LE RIRE

Poésie + Humour

Avant-propos de Jean L'Anselme

ISBN 978-2-35328-038-4

104 p. ; 21 x 15 cm ; 15,30 EUR

Associations, rebondissements, jeux sur les sons, les images, le sens et la structure des mots. Tous les moyens sont bons pour presser la langue, afin d'en exprimer le jus de la vie dans un plaisir communicatif.

REVUE DE PRESSE

> Dans le jeu la vie

• Philippe Biget, Revue Phénix, novembre 2015.

Souvent prisé au théâtre, et au cinéma, le mode burlesque a du mal à trouver sa place dans le domaine de l'écriture romanesque. Comme si les auteurs avaient de décidé de «·se prendre au sérieux·», d'éviter le risque d'être jugés primaires, enfantins, voire clownesque. Que diable, détendons-nous : qu'est-ce que le burlesque sinon l'un des multiples moyens dont dispose l'écrivain pour échapper au réel afin de mieux en douter, le démasquer et, en définitive, l'élucider ? De telles pensées pourront utilement accompagner la lecture des vingt-deux nouvelles qui composent le nouveau recueil de Guy Chaty. Nouvelle, terme que ne convient qu'à deux ou trois textes, les autres étant des historiettes de une à trois pages, leur brièveté contribuant souvent à leur force de percussion. Relisons par exemple L'âne amoureux. Dans un cirque, un âne et une écuyère sont follement amoureux au point de vouloir se transformer pour ressembler à l'autre, en changeant de case dans le règne animal ! Quand ils y parviennent tous deux (ne me demandez pas comment), ils se retrouvent à nouveau dissemblables, et désespérés de l'être restés. Évidemment, si le lecteur prend cette fable au premier degré, il rejoindra le club des « lecteurs sérieux » et ne la fera même pas lire à ses enfants. Par contre, s'il se demande quoi faire quand on est amoureux : ressembler à tout prix à l'autre, rester farouchement soi-même, ou trouver un subtil compromis entre ces deux attitudes, il rejoindra, certes par d'autres moyens, un champ de réflexion voisin de celui d'un Marivaux par exemple. Guy Chaty (qui a placé en exergue une citation de Raymond Queneau) aime le mot jeu comme son titre l'indique. Si la vie est un jeu, pourquoi ne pas jouer, nous dit-il avec un mélange de philosophie et d'insouciance, parfois épicé d'un zeste de perversité ? Prenons-le au sérieux.

• Jean-Paul Giraux, critique dans la revue Poésie sur Seine N°89.

Dans ce dernier recueil, Guy Chaty nous offre à déguster 22 courtes nouvelles, la plus longue n'ayant que huit pages. C'est dire que, selon l'excellente formule de Jean Cocteau, il lui revient à chaque fois de viser vite et juste. Pas question pour lui de traîner en route et de laisser le lecteur se reprendre pour échapper à l'engrenage implacable de la fable ou du conte qu'il conduit, avec l'humour qu'on lui connaît, dans ses conséquences les plus ultimes ou les plus inattendues. Ainsi, sommes-nous constamment confrontés à cette réalité biaisée à quoi se reconnaît la difficulté de vivre. Ici, le lion est végétarien ou l'âne est amoureux de la charmante écuyère. Là, les personnages s'entêtent à porter des prénoms dont le genre est aussi indéterminé que le sexe des anges. Voici à présent un pianiste dont le talent est d'abord d'obéir à la nature féminine et exigeante de sa partition. Bref, dans ces nouvelles comme dans la vie, le drame est à fleur d'histoire, même si l'auteur répugne aux fins tragiques. Mais comment empêcher les avions d'exploser en plein vol ?

• Claude Albarède, mai 2015

La vie doit jouer, sinon elle n'est pas supportable. Non qu'elle soit un jeu, mais qu'elle ait du jeu. C'est cette aisance oxygénante que Guy CHATY offre à la vie avec ses petites proses et ses nouvelettes réunies sous le titre «·Dans le jeu la vie·» et parues aux éditions Editinter.

Alors, allons-y ! Pour nous détendre et nous amuser le poète ne nous prive pas d'insolite et d'humour. Un humour pétri de vécu, et qui fait jaillir la vie partout où il passe. Et il passe partout. C'est une clé. Que dis-je une clé ? Un œil qui, dans le trou de la serrure, va toujours plus loin que la clé !

Humour insolite qui nous montre, à vue, la vérité humaine, non celle qui prend la tête, mais celle qui se renverse à hauteur des banalités les plus simples et toujours transfigurées. C'est ainsi qu'on assiste à des rencontres à la Ionesco, à des décalages à la Tati, à des incivilités à la Queneau, à des innocences barbares à la Boris Vian, toujours dans un style vif, aéré, original, teinté d'érotisme qui est la marque du poète.

Mises à la portée de tous, ces scénettes nous accrochent par leur ton faussement naïf, celui d'un lampiste qui sait habilement manier les couleurs de sa lanterne, et pointer la flamme dans le sens d'une satire toujours doublée d'indulgente moquerie.

Ainsi le lecteur, qui se divertit sans se lasser, qui rencontre un drôle d'âne, un drôle de loup, un drôle d'agneau, un drôle de parasol, qui assiste à une dissection originale de cadavres, qui perd son latin devant la confusion des genres, le lecteur, dis-je, découvre peu à peu que sous ces jeux de rôles apparaît sans faiblesse l'acuité du moraliste. Je dis bien moraliste, tout à fait le contraire du moralisateur.

• Georges Cathalo. Site de la revue traversées (https://traversees.wordpress.com), 10 août 2015.

L’exergue de Raymond Queneau est là pour rappeler la fugacité des existences. C’est une excellente porte d’entrée pour ces 22 textes relativement courts, textes dans lesquels les dialogues occupent la plus large place. L’auteur s’y ingénie à décaler une rationalité sclérosante. Il use de jeux de langage et de pirouettes pour entraîner le lecteur dans d’improbables situations.

• Jacques Morin, revue Décharge 167, septembre 2015.

C'est un recueil de nouvelles, parfois assez courtes. J'ai manqué de laisser le livre, et la critique, à mon ami Alain Kewes, le spécialiste de la chose, puis lisant la première histoire, je me suis laissé prendre et ai lu toutes les autres d'un coup. Ce qui vaut une critique en soi ! Alors je ne vais rien résumer comme dans un film à sketches. Guy Chaty, c'est souvent piquant, et c'est pour ça qu'on l'apprécie. Certaines nouvelles se cantonnent à un dialogue, d'autres mettent en scène des animaux comme dans des fables ou dans des contes. Enfin l'humour et l'esprit sont omniprésents. Puis le titre augure parfaitement le contenu. C'est le dix-huitième recueil de Guy Chaty, revuiste multicarte, qui travaille aussi bien à Poésie/première qu'à Interventions à Haute voix ou Poésie sur Seine.

• Basile Rouchin

Dans ses précédents travaux, Guy Chaty avait abordé la notion de «·vie·» sous différents angles. Du struggle for life (L'Immoralité de la vie) à la rencontre sentimentale, en passant par une réflexion sur le temps (La vie en raccourcis), «·la comédie humaine·» (Coup d’œil en coulisse)·; la vie (et non l’existence) y était déjà associée au «·jeu·». Dans ce nouveau recueil, la connivence est scellée·: le jeu mène (à) la vie.

À l’image de nos sociétés standardisées où la rentabilité est la valeur sûre et la mise au ban de plus en plus fréquente, le «·jeu·» devient sélectif voire éliminatoire («·La quantité·», «·L’agneau et le loup·», «·Micro-journalisme·»). Pire, la vie devient un jeu «·mortel·»·relevant du massacre («·Ni chaud, ni froid·») ou d’un pari risqué («·Le locataire·»·: un coup de roulette russe ?). Le jeu est alors combat (agôn), selon la classification de Roger Caillois (Des jeux et des hommes).

Jamais vénal, snob (les jeux de princes·?) ou pervers, le jeu chez Guy Chaty a plus souvent à voir avec le consentement de ses acteurs, supposant, comme au théâtre, un minimum de règles fussent-elles changeantes, discutables, sujettes à caution ou à révolte («·Contestation chez les merlettes·» évoque la parité mâle / femelle·; «·Quand alors·?·» traite du refus de naître au monde).

Aussi, l’imagination joue des tours à celui qui attend («·La graine·») et l’érotisme s’épanouit dans l’ambiguïté des genres, la permutation des rôles, le mimétisme. Les situations s’avèrent parfois embarrassantes («·Jeu·?·», «·Le valet et la dame·» où une dernière carte est jouée·; «·Oussekellabienpu·»). Néanmoins, la séduction opère, semble-t-il, à travers de nombreux dialogues («·L’âne amoureux·», «·Le lion végétarien·»), la musique («·La partition·») ou la danse («·La danse des pavés·»). Jouer / être le jeu de… et «·se laisser aller à une juste cause·» (cf. p 68)·: un modus vivendi·?

En référence à Raymond Queneau, cité par deux fois, le langage source d’expériences ludiques et stimulantes permet de réécrire le réel pour l’adoucir («·Le locataire·») ou le provoquer («·Quand l’avion explosa·») en écornant au passage ceux qui «·abusent·» des mots, les amateurs de prémonitions·dont font partie certains auteurs.

Par le truchement d’énigme (un livre sans lecteur in «La bibliothèque verte·»), voire d’enquête («·Micro-journalisme·»), Guy Chaty se joue avec un brin de malice du lecteur dans des nouvelles à tiroirs. Il confond même le narrateur («·Il ou elle·?·»).

Sans tricher (on notera la thématique du dénuement matériel et de la nudité), ni prétendre ironiser sur nos instincts (Jankélévitch) ou notre fin programmée, Guy Chaty nous rappelle cette présence du jeu dans notre quotidien, telle une possible liberté gagnée sur nous-mêmes, nos émotions (peur), nos états (angoisse, toute-puissance, attente)…Et tant que dure le jeu·: la vie va, le «·je·» vit.

• Jean-Pierre Lesieur (extrait de Cité critique, Comme en poésie 63)

Guy CHATY, participe à de nombreuses revues, il publie chez éditinter, sa maison mère, en quelque sorte, Dans le jeu la vie. De courtes nouvelles dans lesquelles il déploie toute sa verve et son humour, avec un penchant pour la nudité des dames. Après Guy, Poésie première 61, vient naturellement à mon œil exercé...

> Des mots pour le rire

• Jacques Morin, critique dans la revue Décharge, n°107, septembre 2000.

Après une intro fort à propos de Jean l'Anselme, Guy Chaty que nous aimons particulièrement à Décharge donne à lire plusieurs facettes de son écriture basée sur l'humour sous toutes ses formes. Pour se mettre en couleur, elle fonçait le sourcil. Jeux de mots, d'esprit, paranomases, allitérations, on joue autant sur les sons que sur les sens. Boppy Lapointe n'est pas loin. J'avoue que ce n'est pas le côté de Guy Chaty que je préfère, c'est plaisant mais un peu gratuit. J'aime mieux quand il y a sens fort au-delà de l'amusement, ou en deçà, une sorte de gravité qui équilibre l'humour, comme deux pendants indispensables l'un à l'autre. Sinon ça tourne à vide, on joue sur les mots en vain. Seule la première partie échappe un peu à ce travers et en particulier le superbe texte « Excusez-moi d'être vieux » , modèle de ce que j'aime chez Chaty.

• Jacques Fournier, critique dans la revue décol'27, hiver 2000.

Poèmes longs, histoires brèves et aphorismes alternent avec bonheur dans ce recueil intelligemment préfacé par un maître du rire qui en quatre pages réussit un magistral survol de l'histoire du rire. Les textes de Guy Chaty (que certains ont déjà rencontrés dans décol') ne sont pas à prendre au sérieux. Le plaisir est dans leur lecture à voix haute pour en rendre toute la saveur, basée sur un bon mélange de jeux de mots et de jeux de sons. Un petit pour la route ?

Il pensait avoir un calcul dans les reins

Mais ce n'était qu'un calcul mental

• Emmanuel Hiriart, critique dans la revue Incertain Regard, n°12, octobre 2001.

Faites l'expérience. Laissez traîner le livre sur la table du salon. Réunion familiale, rencontre amicale : pour combler un instant de silence, se donner une contenance, un curieux s'en empare. Regarde la couverture, le sourcil déjà résigné, soupire : poésie. Tourne quand même les pages, lit quelques lignes pour ne pas avoir l'air bête. Sortez un instant, trouvez un prétexte pour que la conversation flotte un peu : allez chercher l'apéritif, surveiller la cuisine, nourrir le chien...A votre retour le livre circulera de main en main, plusieurs s'en diront des passages, provoquant une franche hilarité, là un attendrissement ému.

C'est que Guy Chaty n'est pas un poète ordinaire

"C'est un écorché vif / ce gars qui n'a jamais eu de peau, / d'une sensibilité inouïe / dès qu'un mot l'effleure / aïe ça lui fait mal "

d'où peut-être son mariage :

"con-cédé, con-venu, con-sommé" puis son divorce "con-damné, con-passé, con-posé". Et comment s'en con-solerait-il ?

(naturellement, j'ignore si ce scénario a quelque chose à voir avec la biographie de Guy Chaty ! )

Poèmes longs qui sont sans en avoir l'air de beaux exercices de virtuosité, brèves, calembours parfois exécrables et donc délectables, contes brefs : qu'il s'agisse de maths ou d'amour, d'érotisme ou de téléphone, l'auteur garde le verbe agile. En effet le texte humoristique déplace le regard du lecteur sur le mot, le conduit à faire des con-nexions étrangères au langage quotidien et pourtant joue sur la co-naissance (aurait dit Claudel) charnelle qu'il a de sa langue maternelle. Les poèmes de Chaty sont souvent presque intraduisibles : c'est dire qu'ils touchent au coeur de la langue. Une lecture con-tagieuse.

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