Le livre des arbres est une suite de poèmes prenant leur assise le plus souvent dans le monde végétal et se chargeant d’une réflexion sur le destin : ses joies et ses douleurs.

Ces tableaux, où frémit la vie et dans lesquels apparaissent des silhouettes en filigrane, laissent place à la sensualité sans cesse à fleur de mots. L’écriture, dense et élégante, se met au service de la rêverie et de l’esthétique pour entraîner le lecteur dans ces terres où la sensibilité et l’imaginaire se rejoignent.

Max Alhau

Alicia Aza

EL LIBRO DE LOS ÁRBOLES/LE LIBRE DES ARBRES

Traduit de l'espagnol par Max Alhau

Poésie bilingue

ISBN 978-2-35328-116-9

13,00 EUR

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Alicia Aza est née le 20 février 1966. Licenciée en droit, elle exerce la profession d’avocate depuis 1989. A été professeure à l’Université Roi Jean Carlos. A publié des articles spécialisés en droit commercial. Membre de l’Association Collégiale des écrivains d’Espagne. Collabore régulièrement à diverses revues culturelles. A publié El libro de los Árboles (Anfora Nova, 2010), finaliste du prix Andalousie de la Critique 2011, La estación fría, édition en sérigraphie (Anfora Nova, 2011) illustrée par le peintre Francisco Escalera, El viaje del invierno (Anfora Nova, 2011) qui a obtenu le prix international de poésie Rosalía de Castro 2011, Le ombre sparse, édition bilingue italien-espagnol (Sentieri Meridiani, 2012). Figure dans diverses anthologies.

Revue de presse :

Il fut un temps où l'arbre était le refuge des dieux. Ils se cachaient sous l'écorce pour observer le monde. Se pourrait-il qu'aujourd'hui, a contrario, le poète fût habité par l'arbre au point d'en être la fleur, la branche, le parfum et l'ombre silencieuse ou funèbre ? D'enfermer la mémoire du monde dans ses branches dressées ou tordues ? De secouer sa chevelure de souvenirs au dessus des lieux humides et des sables ? De construire là-bas un "horizon ondoyant vert et tranquille" qui pourvoit le monde en "feuilles perdues / volées par le vent" et où se compte la "pénombre des jours" ? Pour Alicia Aza, que Max Alhau traduit avec talent et minutie, le poème est un exil végétal où se racontent des "mystères insondables" et des "songes...égarés", une parole différée que visitent des ombres, mais qui se refuse à "[fatiguer] la nuit avec des silences".

Jean-Paul Giraux

Poésie:première n° 58

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Alicia Aza donne à lire des poèmes qui s'enracinent dans un monde végétal. Si les poèmes de la première suite sont des portraits imaginaires d'arbres, ce sont surtout des portraits de l'auteur et cela ne nuit en rien à la présence d'un vocabulaire botanique (angiosperme, plantes hermaphrodites, stomates…). On pense parfois à Francis Ponge tant les descriptions sont matérialistes mais, rien n'y fait, l'esprit vagabonde et revient toujours à ces portraits inattendus. La deuxième suite décrit des paysages avec des arbres et, en même temps, évoquent des moments singuliers traversés par des silhouettes connues. C'est une  poésie savante qui se donne alors à lire avec les ombres tutélaires de poètes connus comme Nelly Sachs ou Sylvia Plath…, d'égéries comme Jacqueline Lamba (qui fut l'amour fou d'André Breton et sa compagne) ou Lou Andreas Salomé, d'intellectuels comme Katherine Withmore ou T W Higgison, de personnages de roman comme Madame Dalloway, voire,  avec Der Hölle Rache, d'un air célèbre de l'opéra de Mozart , La Flûte enchantée… Tout cela ne va pas sans une certaine étrangeté recherchée, un surréalisme lointain : c'est qu'Alicia Aza cultive une atmosphère particulière… Dans la dernière suite, un être aimé hante les poèmes, l'écriture est sensuelle et élégiaque ; le réel et l'imaginaire se mêlent pour créer un climat onirique duquel le lecteur a du mal à se défaire. Alicia Aza écrit en espagnol, le lecteur hispanophone appréciera de pouvoir lire ces poèmes dans leur langue d'origine, et l'ignorant - comme moi - sera heureux de lire leur traduction en français due à Max Alhau…

Lucien Wasselin

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ÉDITINTER ÉDITIONS

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